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    Portrait

    « La qualité des soins s’affirme comme une exigence collective »

    Médecin anesthésiste de formation, Guy Haller dirige le Service qualité des soins des HUG. Fort d’un parcours clinique et académique ancré dans la qualité et la sécurité des soins, il défend une approche systémique fondée sur l’amélioration continue des pratiques, la collaboration interprofessionnelle et la prise en compte de l’expérience des patientes et des patients. À la croisée de la clinique, de l’enseignement et de la gouvernance institutionnelle, il œuvre aujourd’hui à faire de la qualité un levier central de l’excellence hospitalière.

    Quel a été votre parcours professionnel ?

    J’ai achevé mes études de médecine à Genève en 1993 et je me suis formé comme médecin anesthésiste, d’abord au Centre hospitalier universitaire vaudois, puis aux HUG, où j’ai obtenu mon doctorat en 1999 et mon titre de spécialiste en anesthésie et réanimation en 2000. Assez tôt, je me suis intéressé aux questions de sécurité des soins, un enjeu central en anesthésie, discipline à haut risque qui exige une grande rigueur et un travail d’équipe constant. Afin de compléter ma formation, je suis parti en Australie en 2002 pour effectuer un PhD en épidémiologie à l’Université de Monash de Melbourne, consacré aux indicateurs de qualité et de sécurité des soins. À mon retour en Suisse en 2006, j’ai partagé mon activité entre l’anesthésie et le Service qualité des soins, puis comme quality officer au Département de médecine aiguë. J’ai également eu l’opportunité de coordonner le projet stratégique 20/20 excellence clinique et qualité. En parallèle, j’ai développé mon activité académique dans ce domaine, avec un privat-docent en 2012, une nomination comme professeur associé à l’Université de Monash en 2013, puis comme professeur assistant à l’Université de Genève en 2021 et professeur associé en 2022, lorsque j’ai pris la tête du Service qualité des soins des HUG.

    En quoi consiste votre rôle au sein des HUG aujourd’hui ?

    Je dirige le Service qualité des soins des HUG, rattaché à la Direction médicale et qualité. Notre mission se décline en deux volets principaux. Le premier concerne les dispositifs réglementaires liés à la qualité, notamment le système de gestion des incidents et le contrat qualité entré en vigueur en 2024. Le second volet est un rôle de soutien aux services à travers le développement d’indicateurs, de démarches d’amélioration continue de la qualité, d’enquêtes de satisfaction et de mesures centrées sur l’expérience et les résultats rapportés par les patientes et les patients. Nous intervenons également dans des projets transversaux, comme l’évaluation médico-économique de certaines prises en charge, à l’image du programme de réhabilitation améliorée en chirurgie. Mon rôle consiste à donner un cadre, des outils et une cohérence institutionnelle à l’ensemble de ces démarches.

    Que signifie la qualité des soins aux HUG ?

    Elle repose avant tout sur un regard critique porté sur nos pratiques professionnelles. Il s’agit de se demander en permanence comment faire mieux, s’adapter et garantir à chaque patiente et patient un accès équitable à des soins de haute qualité, répondant à ses besoins et dispensés dans les meilleures conditions de sécurité possibles. Cette approche intègre non seulement la dimension clinique, mais aussi l’expérience du patient et de la patiente, la communication, la coordination des équipes et l’organisation globale des soins.

    Quels sont les grands enjeux actuels aux HUG en matière de qualité ?

    L’un des enjeux majeurs réside dans la mise en œuvre des contrats qualité, qui introduisent une nouvelle exigence de transparence et de responsabilité. Il ne s’agit plus seulement de bien faire, mais de démontrer ce qui est fait, d’en mesurer les résultats et d’identifier les axes d’amélioration. Ces démarches font désormais l’objet d’audits réguliers et répondent à des attentes fortes des autorités comme de la population. Un autre défi concerne l’évolution des profils de patientes et de patients, de plus en plus âgés et souffrant de polymorbidités, avec des besoins élevés nécessitant une coordination renforcée des soins, y compris après la sortie de l’hôpital. À cela s’ajoute l’intégration des nouvelles technologies et des données de santé, qui offrent des opportunités prometteuses, mais posent aussi des questions de pertinence, de coût et de bénéfice mesurable pour les patientes et patients. Enfin, la sécurité des soins demeure un enjeu central, dans un contexte de complexité croissante des traitements et des organisations.  

    Quelles sont vos sources de satisfaction au quotidien ?

    Je tire une grande satisfaction du travail mené ensemble avec mon équipe au sein du Service qualité des soins, avec les quality officers des départements ainsi que les responsables et équipes cliniques avec qui je collabore. Leur engagement et leur capacité à faire vivre la qualité au plus près du terrain sont essentiels. Il est également très stimulant de participer à la mise en place et à l’aboutissement de projets phares, comme ceux liés à la culture de la sécurité. Sur le plan institutionnel, il est encourageant et enthousiasmant de voir que la qualité occupe une place centrale dans la stratégie 2026-2030 des HUG. Cette dynamique collective donne le sentiment de participer à un mouvement cohérent et porteur de sens.

    Quel est le moteur de votre engagement ?

    Ce qui m’anime avant tout, c’est l’idée de toujours faire mieux. Ne jamais se satisfaire de l’existant, mais continuer à questionner et améliorer l’excellence de nos pratiques, à renforcer la sécurité et à mieux répondre aux attentes des patientes et des patients. Ma double casquette de clinicien et de responsable qualité me permet d’agir à la fois à l’échelle individuelle, auprès d’un patient ou une patiente dont j’ai la charge et à un niveau plus systémique, avec un impact potentiel sur un bien plus grand nombre de prises en charge. Cette capacité à influencer durablement la qualité et la sécurité des soins est une source de motivation majeure, tout comme l’enseignement et la transmission de ces valeurs aux nouvelles générations de professionnelles et professionnels de la santé. 

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    Rapport d'activité 2025