- Accueil
- Soigner 2025
- Nouvelle procédure pour traiter l’insuffisance tricuspide sans chirurgie
Nouvelle procédure pour traiter l’insuffisance tricuspide sans chirurgie
Aux HUG, le remplacement par cathéter de la valve tricuspide en cas d’insuffisance cardiaque devient en 2025 une option pour les patientes et patients à haut risque opératoire. Disponible avec le système Evoque, cette procédure mini-invasive améliore l’essoufflement, la marche et la qualité de vie grâce à une sélection précise guidée par l’imagerie.
Longtemps surnommée « la valve oubliée », la valve tricuspide (située entre l'oreillette droite et le ventricule droit, elle régule le flux sanguin unidirectionnel dans le cœur) bénéficie aujourd’hui de nouvelles options thérapeutiques. Lorsqu’elle fuit, l’insuffisance tricuspide s’accompagne d’une morbidité et d’une mortalité élevées, avec un impact direct sur la qualité de vie. Cette pathologie progresse aussi avec le vieillissement de la population et l’augmentation des valvulopathies.
La chirurgie reste une solution, mais elle peut être associée à un risque important chez des personnes âgées ou fragilisées, notamment lorsque la prise en charge intervient tardivement. Pour ces situations, une alternative mini-invasive est aujourd’hui proposée aux HUG avec le remplacement par cathéter de la valve tricuspide, par voie transfémorale, grâce au système Evoque.
Cette procédure s’adresse en particulier aux personnes dont l’anatomie ne permet pas une réparation par cathéter de type TEER. Chaque indication est discutée au cas par cas selon une approche multimodale, fondée sur l’échographie et le scanner. L’intervention est réalisée en équipe, avec deux médecins en cardiologie interventionnelle et deux échographistes, afin d’assurer une implantation sécurisée et adaptée.
Si les données actuelles ne permettent pas encore de démontrer un bénéfice de survie, une amélioration de l’essoufflement, du test de marche et de la qualité de vie a déjà été observée, avec un traitement médicamenteux complémentaire. Pour le professeur Stéphane Noble, médecin adjoint agrégé et responsable de l’Unité de cardiologie structurelle du Service de cardiologie, cette avancée élargit concrètement les possibilités de prise en charge d’une maladie qui représente un enjeu de santé publique.
En savoir plus : Insuffisance tricuspide : une nouvelle procédure pour les personnes à risque