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Nouvelles références pour réduire le risque lié au cholestérol
Les sociétés européennes de cardiologie et d’athérosclérose publient de nouvelles recommandations sur les dyslipidémies. Elles concernent notamment l’excès de LDL cholestérol, souvent appelé « mauvais » cholestérol. Co-dirigé par le Pr François Mach, médecin-chef de service du Service de cardiologie des HUG, ce travail actualise les outils d’évaluation du risque et encourage des traitements plus personnalisés, parfois combinés, pour réduire le risque d’infarctus et d’AVC. Pour les HUG, cette publication dans le European Heart Journal confirme une expertise reconnue au niveau international.
Présentées lors du Congrès annuel de cardiologie à Madrid, fin août 2025, les nouvelles recommandations sur les dyslipidémies de la Société européenne de cardiologie (ESC) et de la Société européenne d’athérosclérose (EAS) actualisent les précédentes publiées en 2019. En intégrant les résultats récents d’essais cliniques randomisés, elles affinent l’évaluation du risque cardiovasculaire. Pour les HUG, cette publication dans le European Heart Journal confirme une expertise reconnue au niveau international.
Parmi les évolutions majeures figurent deux nouveaux algorithmes de prédiction du risque, Score2 et Score2-OP pour les personnes de plus de 70 ans. Au-delà de la mortalité, ils prennent aussi en compte des événements comme les infarctus non mortels, les accidents vasculaires cérébraux et le risque d’hospitalisation. Plus simples à utiliser, ces outils soutiennent une détection plus précoce et une prévention mieux ciblée, y compris en médecine de premier recours.
Les recommandations précisent aussi la stratégie thérapeutique, avec une intensification plus rapide après un syndrome coronarien aigu, parfois dès l’hospitalisation. L’association d’une statine à forte dose et de l’ézétimibe peut être envisagée d’emblée pour atteindre plus vite les objectifs de LDL-cholestérol. Elles élargissent également l’usage des statines à certaines populations à haut risque, notamment les personnes vivant avec le VIH dès 40 ans et les patientes et patients traités par chimiothérapies cardiotoxiques. Le texte préconise en parallèle le dosage de la lipoprotéine(a), à réaliser une fois dans la vie, afin d’affiner le risque cardiovasculaire et d’ouvrir des options de prise en charge.
Enfin, les compléments alimentaires et les vitamines ne doivent pas être considérés comme une protection cardiovasculaire. L’enjeu de ces recommandations reste de s’appuyer sur des approches validées, d’adapter les traitements à chaque situation et de renforcer la prévention, au bénéfice des patientes et patients.
En savoir plus : Excès de cholestérol : La cardiologie suisse pilote les nouvelles recommandations internationales sur la prise en charge des dyslipidémies