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    • Un traitement anticoagulant réduit, mais aussi efficace
    Thrombose veineuse

    Un traitement anticoagulant réduit, mais aussi efficace

    Une étude internationale à laquelle les HUG ont participé montre qu’une dose réduite d’apixaban, médicament anticoagulant, prévient la récidive de thrombose aussi bien qu’une dose complète, tout en diminuant les saignements chez les personnes atteintes de cancer après six mois d’anticoagulation. Aux HUG, le Pr Marc Righini a participé au comité de pilotage et coordonné l’étude dans les centres suisses. Les résultats ont été publiés en mars 2025 dans le New England Journal of Medicine.

    Les maladies thromboemboliques veineuses restent une complication fréquente du cancer, avec un risque de récidive qui persiste dans le temps. Prolonger l’anticoagulation au-delà des six premiers mois est souvent nécessaire, mais expose à des saignements. L’enjeu est donc de maintenir l’efficacité tout en réduisant les complications, en particulier chez des personnes déjà fragilisées par la maladie et ses traitements.

    Publiée le 29 mars 2025 dans le New England Journal of Medicine, l’étude internationale API-CAT a inclus 1 766 patientes et patients recrutés dans 136 centres en Europe et au Canada entre 2018 et 2024. L’essai randomisé en double aveugle a comparé, pendant 12 mois, l’apixaban à dose réduite 2.5 mg deux fois par jour et l’apixaban à dose complète 5 mg, deux fois par jour, après au moins six mois de traitement initial à dose thérapeutique. L’étude a été dirigée par la Pre Isabelle Mahé, cheffe du Service de médecine interne à l’hôpital Louis-Mourier de l’AP-HP, avec notamment Marc Carrier, Didier Mayeur, Jean Chidiac, Eric Vicaut, Nicolas Falvo et Olivier Sanchez et l’ensemble des investigatrices et investigateurs API-CAT.

    Les résultats montrent une efficacité comparable contre la récidive thromboembolique. Les événements sont survenus chez 2.1% des personnes sous dose réduite et 2.8% sous dose complète, confirmant la non-infériorité de la stratégie à dose réduite. En parallèle, les saignements cliniquement pertinents étaient moins fréquents avec la dose réduite, 12.1% contre 15.6%, ce qui renforce l’intérêt d’une intensité adaptée lorsque l’on prolonge le traitement.

    Aux HUG, le Professeur Marc Righini, médecin-chef du Service d’angiologie et hémostase, a participé au comité de pilotage et a coordonné l’étude dans les centres suisses. Ces données apportent un repère concret pour la pratique, qui pourrait devenir une référence pour l’anticoagulation prolongée chez les personnes atteintes de cancer après la phase initiale, en conciliant protection contre la récidive et réduction du risque hémorragique.

    En savoir plus : Angiologie et hémostase  

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    Rapport d'activité 2025