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Penser l’hôpital de demain, durable et moderne
Romano Guarisco, responsable de la gestion des locaux aux HUG, nous parle des futurs projets de constructions et d’aménagement.
Quel est votre rôle au sein des HUG ?
Je suis responsable de la gestion des locaux des HUG et architecte de formation. Concrètement, cela consiste à gérer les locaux selon les demandes faites par les différents départements. Cette gestion débouche assez rapidement sur une transversalité avec des projets importants de réorganisation à large échelle. Dans une institution aussi grande que les HUG, nous sommes sans cesse en train de planifier des rénovations et des agrandissements : c’est le fil rouge de ma carrière.
Sur quels projets êtes-vous en train de travailler ?
L’enjeu principal est la réorganisation de l’activité hospitalière qui se décline en zone nord et en zone sud. En zone sud, nous sommes en train de construire la Maison de l’enfant et de l’adolescent qui sera mise en exploitation dès juin 2023 à côté de la Maternité. Il s’agit de la réunification de dix adresses de la pédopsychiatrie qui sont actuellement disséminées. Dans la même zone, nous organisons le concours d’architecture pour la construction de l’Hôpital des enfants. En zone nord, notre grand projet à long terme est le développement et la rénovation des vieux bâtiments qui se trouvent autour de l’entrée principale de l’hôpital.
Durant votre carrière, de quel projet êtes-vous le plus fier ?
Sans doute la construction du bâtiment des laboratoires, dont j’ai été co-chef de projet pour la partie architecture et construction. Ce projet était particulièrement complexe et motivant car il s’agissait d’intégrer 32 laboratoires dans un seul bâtiment tout en détruisant un immeuble et en relogeant des collaborateurs et collaboratrices.
Votre pratique a-t-elle beaucoup évolué ces dernières années ?
Il y a eu beaucoup d’avancées technologiques concernant la vie hospitalière à prendre en compte. Au sein du Service de la gestion des locaux, nous avons dû suivre l’implémentation de ces éléments en termes d’énergie et de capacité d’accueil. Cela nous demande de l’espace, mais il faut garder en tête que l’on ne peut pas pousser les murs.
Nous avons pensé pendant longtemps que les locaux structuraient l’activité. Nous réalisons maintenant que le simple fait de créer de nouveaux espaces ne suffit plus, il est indispensable que ce travail soit accompagné d’une réelle réflexion sur l’organisation administrative, médicale et soignante. L’espace n’était pas infini, une partie de la solution se trouve dans le mode d’organisation du travail.
Quel est le moteur de votre engagement ?
Le grand intérêt intellectuel que proposent ces différents projets. Tout mon travail est motivant car si l’on rénove, si l'on agrandit, c’est toujours pour les patients et patientes. J’ai la conviction de participer à une cause commune et locale.