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Deux projets renforcent la santé cérébrale
Les HUG et le Département de la santé et des mobilités (DSM) lancent deux initiatives pour la prévention de la démence : un service ambulatoire pour les 50 à 80 ans au Centre de la mémoire ainsi que l’application SofIA, plateforme d’aide destinée à mieux gérer les maladies chroniques grâce à des informations fiables et un soutien numérique.
Face au vieillissement de la population et à l’augmentation des maladies chroniques, le DSM, par l’intermédiaire de l’Office cantonal de la santé (OCS) renforce sa politique de santé axée sur la prévention, l’innovation et l’accessibilité. Dans ce cadre, l’OCS soutient deux projets portés par les HUG, avec une ambition commune, agir plus tôt et mieux accompagner l’autonomie des personnes pour prévenir la démence.
Le projet SofIA, Santé Optimale Facilitée par l’Intelligence Artificielle, en est un exemple. Développé par les HUG avec la HEG Genève et la Fondation Net Care.CH, il prend la forme d’une application numérique interactive dotée d’un agent conversationnel. L’outil fournit une information vérifiée et compréhensible pour la prévention et la gestion des maladies chroniques. Il vise aussi à réduire les erreurs dans la prise de médicaments, notamment grâce à des pochettes-doses préparées de manière individualisée par un robot, livrées à domicile, des rappels sur son téléphone portable et une boîte de dialogue interactif. Un test mené auprès de 1 600 personnes est prévu d’ici 2026, avec une mise à disposition plus large envisagée, en 2029, en cas de succès.
En parallèle, le Centre de la mémoire inaugure un Service ambulatoire de santé cérébrale pour la prévention de la démence, le dBHS - Brain Health Service for the prevention of dementia. Il s’adresse aux personnes de 50 à 80 ans qui sont autonomes, mais ressentent un déclin de leur mémoire ou ont des antécédents familiaux de démence. Le parcours propose un bilan de la mémoire, puis l’évaluation d’une vingtaine de facteurs de risque, avant une discussion personnalisée et, si besoin, des interventions en vue de réduire le risque. Les deux premières étapes sont remboursées par l’assurance de base, la suite du programme est majoritairement financée par l’État.
Ce modèle de prévention secondaire a été défini par une task force internationale dirigée par le Centre de la mémoire de Genève et a fait l’objet d’une publication, en 2023, dans The Lancet Regional Health. Il s’appuie sur une trajectoire structurée, avec évaluations cliniques et examens, puis, pour les personnes à haut risque, une prévention personnalisée qui combine activité physique, entraînement cognitif, conseils nutritionnels, suivi cardiovasculaire et renforcement des liens sociaux. Une nouvelle évaluation est proposée après 12 mois pour mesurer l’évolution du risque.
En savoir plus : Les nouveaux services de santé cérébrale pour la prévention de la démence