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Innovation en prévention des infections postopératoires
Les infections du site opératoire restent une complication fréquente et lourde après une intervention. Dans npj Digital Medicine, revue du portefeuille Nature, le Dr Mohamed Abbas et ses collègues des HUG et de l’Université de Genève montrent qu’une surveillance simplifiée surpasse l’algorithme d’intelligence artificielle. Leur approche semi automatisée, en quatre critères, repère la grande majorité des infections du site opératoire tout en allégeant fortement la charge de travail des équipes.
Les infections postopératoires demeurent une complication fréquente, avec un impact direct sur le rétablissement, la durée d’hospitalisation et l’utilisation d’antibiotiques. Pourtant, leur surveillance repose encore souvent sur une revue manuelle des dossiers, un travail minutieux et chronophage qui mobilise des ressources précieuses en prévention et contrôle de l’infection.
L’équipe des HUG, dirigée par le Dr Mohamed Abbas, médecin infectiologue et responsable scientifique de l’étude, a développé un système semi-automatisé basé sur quatre critères cliniques faciles à retrouver dans le dossier. Cette méthode détecte plus de 95% des infections tout en réduisant d’environ 70% le nombre de dossiers à examiner manuellement. En d’autres termes, elle permet de concentrer l’attention sur les situations les plus probables, sans perdre en sécurité.
Autre résultat très prometteur : ce nouveau modèle à règles simples fait mieux qu’un algorithme d’intelligence artificielle. Cette performance et l’accessibilité de sa mise en œuvre, ouvre la voie à une surveillance plus intelligente et facilement déployable au quotidien permettant aux équipes de prévention et contrôle de l'infection de se concentrer davantage sur des stratégies de prévention.
La prochaine étape est déjà engagée, avec des tests prévus dans d’autres hôpitaux en Suisse et à l’international. L’enjeu est de confirmer ces résultats dans des contextes variés et de faciliter une adoption large, au service d’une prévention plus proactive et plus proche des équipes de soins.
En savoir plus : retrouver la publication dans npj Digital medicine