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    « Les finances sont à la croisée de tous les dossiers stratégiques, ce qui permet d’être au cœur de l’action »

    Arrivé aux HUG à une période marquée par la pandémie de Covid-19 et des déficits successifs, le directeur financier des HUG, Rémy Mathieu, se réjouit que l’institution ait renoué depuis deux ans avec l’équilibre financier. Il revient sur son parcours et les grands défis qui l’occupent au sein de l’institution, dans un contexte de baisse des recettes et d’augmentation des coûts. Loin de l’idée que l’on peut s’en faire, la gestion des finances lui apparaît comme un accès privilégié à une foule de sujets stratégiques qui nourrissent continuellement sa curiosité dévorante.  

    Quel a été votre parcours professionnel ?  

    J’ai suivi une formation d’ingénieur dans une école de travaux publics à Paris, avant d’obtenir un MBA à l’École de hautes études de commerce de Lille. J’ai commencé ma carrière professionnelle au sein du groupe de construction Bouygues, où j’ai exercé pendant dix ans dans le contrôle de gestion. En 1999, j’ai rejoint la filiale suisse du groupe, Losinger où j’ai pris la responsabilité financière d’agences et géré du développement immobilier. En 2004, je suis entré à l’Hospice général, d’abord en tant que contrôleur de gestion, puis comme directeur financier et directeur d’exploitation. Mon arrivée en 2020 aux HUG comme directeur financier, en pleine pandémie de Covid-19, s’est transformé en véritable baptême du feu. Cela s’est finalement avéré une opportunité qui m’a permis de comprendre concrètement les enjeux du terrain.  

    Comment avez-vous appréhendé votre fonction à ses débuts ?  

    Venant de l’Hospice général, je connaissais bien le système financier de l’Etat, mais je n’avais aucune expérience du domaine de la santé. Avec, en plus, la particularité que les HUG bénéficient d’une autonomie financière que n’ont pas la plupart des établissements publics autonomes, dans la mesure où 70% des recettes proviennent de la facturation aux assurances. Il m’a fallu me familiariser avec le système des assurances, mais aussi avec un métier totalement nouveau. Heureusement, je suis de nature curieuse et j’ai été très bien accueilli dans mes démarches d’immersion, notamment en allant au contact des équipes médico-soignantes pour comprendre leur réalité.

    En quoi consiste votre rôle concrètement ?  

    Mon rôle de directeur financier consiste à garantir et à consolider la pérennité financière de l’hôpital et à anticiper et accompagner les développements de l’institution. En termes de leadership, mon activité s’articule autour de trois grands axes. Le premier concerne mes équipes finances centralisées, soit environ 200 personnes regroupées au sein de quatre pôles : le pôle Recettes qui pilote toute la facturation vers les assurances (plus de 1.6 milliards de francs), de l’admission à la facturation puis à l’encaissement, le pôle comptabilité, pilier de la gestion financière, le pôle pilotage qui comprend l’information décisionnelle, le contrôle de gestion, la planification financière et le reporting, et enfin le pôle investissements, en charge de la consolidation de plus de 3 milliards de francs de budgets sur 20 ans. Chacun de ces pôles est piloté par un directeur ou une directrice adjointe. Le deuxième axe se rapporte au pilotage la filière transversale Finances, pour laquelle je supervise les responsables administratifs et financiers des différents départements. Le troisième axe, et c’est celui auquel je consacre aujourd’hui le plus de temps, c’est mon rôle de membre du comité de direction où je travaille avec la direction, avec le conseil d’administration et avec les autorités, sur les enjeux stratégiques et de développement.  

    Qu’est-ce qui fait l’intérêt de la fonction ?  

    J’ai l’habitude de dire que les finances sont à la croisée des chemins. S’impliquer sur tous les sujets est essentiel, car l’aspect financier émerge tôt au tard. On imagine trop souvent les activités de gestion comme des tâches ennuyeuses, mais en réalité c’est tout le contraire. Les finances sont le carburant nécessaire des dossiers stratégiques, ce qui permet d’être au cœur de l’action.  

    Quels sont les grands enjeux actuels auxquels vous êtes confronté ?  

    Mon principal enjeu actuel consiste à résoudre la « quadrature du cercle » avec, d’un côté, une réduction des financements étatiques et des assureurs, ainsi qu’une modification des structures tarifaires, et de l’autre, une institution qui doit continuer de répondre à une demande croissante, que ce soit en ambulatoire ou en stationnaire. Avec, en prime, une complexification des cas due notamment au vieillissement de la population. Il s’agit donc de résoudre cette équation complexe entre baisse des recettes et augmentation des coûts. Il nous revient d’équilibrer tant les budgets de fonctionnement que d’investissement, qui se heurtent eux aussi à une baisse annoncée des financements de l’Etat dans un contexte économique cantonal difficile. Le maître-mot, c’est donc l’efficience.    

    Justement, quelles sont les pistes d’efficience ?

    La seule réponse possible n’est pas de faire plus avec moins, mais de faire mieux en optimisant notre organisation, nos flux (d’entrée, de sortie, la gestion des blocs opératoires, les durées moyennes de séjour) et l’ensemble de nos processus pour être capables d’absorber plus d’activité sans douleur. Et nous savons que cela est possible, car nous avons beaucoup à faire en termes de charge administrative, de processus et de logistique notamment. Le terme d’efficience peut faire peur, mais il ne s’agit pas de travailler avec moins de ressources, mais de travailler autrement. À ce titre, le déploiement de la stratégie institutionnelle 2026-30 qui met l’accent sur l’organisation et les flux est majeur, ainsi que la stratégie cantonale de santé notamment autour des projets Beluga et réseaux de soins communautaires. Tout ce qui va améliorer la fluidité des parcours, la baisse des hospitalisations non nécessaires, la diminution des entrées aux urgences, aura des impacts financiers qui se chiffrent en dizaines de millions de francs.  

    Quel est le moteur de votre engagement ?  

    La devise que nous avons construite avec les cadres de la Direction finances, c’est « rendre possible ». C’est ce qui m’anime : apporter ma contribution pour faire des ambitions des HUG une réalité. J’ai besoin de trouver du sens dans ce que je fais, et en cela je suis comblé aux HUG. Je suis aussi un homme de projet, j’aime développer, construire et voir aboutir ce que nous entreprenons collectivement, même si parfois ma patience peut être mise à l’épreuve. Les choses prennent certes du temps, mais les résultats finissent par arriver, comme c’est le cas en ce moment, ce qui est très gratifiant.   

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