Skip to main content
HUG
rapport annuel 2025
  • Éditoriaux
  • Temps forts
  • Chiffres clés
  • Soigner
  • Enseigner
  • Chercher
  • Exceller
  • Qualité
  • Durabilité
  • Gouvernance
  • Finances
    2025 2024 2023 2022 2021 2020 2019 2018
    La transplantation combinée à l’immunothérapie pour guérir du cancer du foie
    Chercher traceur inflamatoire
    • Accueil
    • Chercher 2025
    • Un nouveau traceur pour mieux observer l’inflammation du cerveau
    Médecine de précision

    Un nouveau traceur pour mieux observer l’inflammation du cerveau

    Une équipe de recherche du Département de psychiatrie et du Département diagnostique des HUG et de la Faculté de médecine de l’UNIGE, a étudié un nouveau traceur pour l’imagerie TEP pour mieux détecter l’inflammation du cerveau en ciblant la protéine TSPO, fréquente dans les maladies comme Alzheimer et la sclérose en plaques. Publiée dans Nuclear Medicine and Biology, l’étude précise sa répartition dans l’organisme et sa dosimétrie chez des volontaires en bonne santé et ouvre la voie à des outils de détection plus performants et à une médecine de précision.  

    L’article présente les travaux d’une équipe issue du Département de psychiatrie et du Département diagnostique des HUG, en collaboration avec la Faculté de médecine de l’UNIGE. L’étude est signée notamment par Benjamin B. Tournier, Zahra Mansouri, Yazdan Salimi, Stergios Tsartsalis et Philippe Millet, avec une contribution de Valentina Garibotto et Habib Zaidi.

    Le radiopharmaceutique (ou traceur) évalué, le [18F]PBR111, est conçu pour l’imagerie TEP, aussi appelée PET scan. Il se fixe sur la protéine TSPO, dont l’expression augmente lors de neuroinflammation, ce qui permet d’approcher l’activité de cellules impliquées dans la réponse immunitaire du cerveau. Aux HUG, une partie de ces radiopharmaceutiques de recherche est produite grâce à l’Unité cyclotron, infrastructure unique en Suisse romande.

    Pour établir les conditions d’utilisation en toute sécurité, les chercheuses et chercheurs ont mesuré sa répartition dans l’organisme et l’exposition liée à l’examen chez six volontaires en bonne santé, trois femmes et trois hommes, ayant reçu environ 200 MBq. Les premiers signaux sont surtout observés dans les poumons et le foie, puis l’activité s’accumule davantage dans la moelle osseuse et la vessie au fil du temps. L’exposition totale est estimée à 3.04 mSv par examen, un niveau jugé modéré pour ce type d’imagerie.

    Ces données sont un prérequis pour déployer ce traceur dans des études cliniques visant à mieux caractériser l’inflammation cérébrale observée dans la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques ou la sclérose latérale amyotrophique. Elles ouvrent la voie à un diagnostic et à un suivi plus précis, ainsi qu’à une médecine de précision qui mesure l’effet des traitements au plus près des mécanismes biologiques.

    En savoir plus : retrouver la publication dans Nuclear medicine and biology 

    • Imprimer
    Rapport d'activité 2025