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    Infirmière praticienne spécialisée

    Un pont entre les soins et la médecine

    La fonction d’infirmière ou infirmier praticien spécialisé renforce l’Unité d’urgences ambulatoires (UUA) des HUG. À l’interface entre soins infirmiers et médecine, elle permet de prendre en charge des patientes et des patients, d’évaluer leur situation clinique, le tout dans un cadre défini avec l’équipe médicale. Un renfort qui améliore la continuité des soins.

    À l’Unité d’urgences ambulatoires, cette nouvelle pratique élargit le champ d’action infirmier tout en restant ancrée dans la culture du soin. « C’est une profession qui fait le pont entre la pratique infirmière et la médecine », explique Mélanie Courageot, infirmière praticienne spécialisée. Aux HUG, ils et elles sont pour l’instant deux à exercer comme infirmière ou infirmier praticien spécialisé, avec quatre autres personnes en formation.

    Cette autonomie professionnelle s’appuie sur des exigences solides. La fonction requiert un master en pratique infirmière spécialisée centré principalement sur l’évaluation de l’état de santé, le diagnostic, les traitements et la pharmacologie. Celui-ci nécessite un bachelor en soins infirmiers, une expérience professionnelle d’au moins deux ans, dont une liée à la spécialité choisie. Elle repose aussi sur un partenariat formalisé avec une ou un médecin référent et une autorisation de pratique délivrée par l’Office cantonal de la santé. Une convention précise leur périmètre d’activité et définit les situations dans lesquelles l’IPS peut intervenir directement, par exemple lors d’un syndrome grippal sans facteurs de risque spécifiques ou d’une plaie superficielle.

    Au quotidien, l’infirmière ou infirmier praticien spécialisé traite plus de cinq dossiers par jour, avec une supervision organisée comme pour les médecins en formation. Il ou elle sollicite un avis en présence de doute et se réfère à une ou un médecin cadre lorsque la situation dépasse son champ de compétences, mais aussi en cas d’aggravation de l’état de santé ou d’absence de réponse au traitement. Cette organisation sécurise la prise en charge tout en gagnant en réactivité.

    La force de cette fonction tient aussi à sa polyvalence. Lors d’un abcès, par exemple, l’IPS peut réaliser un geste médical ciblé, puis effectuer les pansements et l’éducation thérapeutique, sans rupture de continuité. Une approche appréciée dans une unité à forte affluence, notamment pour les situations ne nécessitant pas le plateau technique des urgences.

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