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Une interruption de grossesse médicamenteuse à domicile par télémédecine
Une première en Suisse : un protocole d’interruption de grossesse médicamenteuse à domicile par télémédecine est testé aux HUG. La consultation préalable peut se faire à distance après une échographie de datation. L’envoi des médicaments et un suivi à trois semaines garantissent un cadre sûr, sans compromis sur la qualité des soins.
La télémédecine continue de se développer pour faciliter l’accès aux soins tout en préservant les ressources hospitalières. Aux HUG, un nouveau dispositif allège le parcours de l’interruption de grossesse médicamenteuse en le proposant à domicile. L’objectif est de répondre aux besoins de certaines femmes, notamment lorsque se rendre à l’hôpital est difficile ou vécu comme une contrainte.
Jusqu’ici, la prise en charge imposait une consultation en présentiel avec échographie, un entretien d’information et de consentement. Désormais, la consultation pré-interruption de grossesse peut être proposée à distance par les équipes d’infirmière d’orthogénie ou de la policlinique de gynécologie, sous la supervision de la Dre Michal Yaron, médecin responsable des consultations ambulatoires du Service de gynécologie et de la Dre Victoria Crofts, cheffe de clinique en gynécologie. Pour avoir accès à ce protocole, la patiente doit avoir réalisé au préalable une échographie de datation en cabinet ou dans un centre d’échographie de référence à Genève.
Après la signature du consentement transmis par email, les médicaments ainsi qu’une ordonnance pour des antalgiques, une éventuelle contraception ainsi que des documents d’information sont envoyés à domicile. Un numéro de contact est remis pour toute question ou difficulté. Une consultation de contrôle, à distance ou à l’hôpital, est planifiée trois semaines après, en complément d’une prise de sang en laboratoire.
Le protocole est ouvert à toute personne majeure, assurée en Suisse, résidant dans le canton de Genève et dont la grossesse est inférieure à dix semaines d’aménorrhée. La patiente doit également parler français ou anglais afin de garantir une communication fluide. En Suisse, plus de 12 000 interruptions de grossesse sont réalisées chaque année et 81% le sont par voie médicamenteuse, ce qui souligne l’importance d’une offre adaptée et sécurisée.
En savoir plus : Un protocole d’IVG médicamenteuse par télémédecine