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Anticiper pour éviter que la machine HUG ne s’arrête
Pierre-André Zuber, chef du Service Maintenance et Exploitation des HUG nous présente un département indispensable au bon fonctionnement de l’institution.
Quel est votre rôle au sein des HUG ?
Je suis le responsable du Service maintenance et exploitation des HUG depuis 2014. La particularité de ce service est l’hétérogénéité des 200 collaborateurs et collaboratrices qui le composent. Ils viennent d’horizons très différents. Les menuisiers et menuisières travaillent aux côtés des peintres, des maçons et maçonnes, des électriciens et électriciennes, des spécialistes en mécanique, en chauffage, en soudage ou encore en sanitaire. Les responsabilités de ce département sont extrêmement variées. Nous gérons l’ensemble de la gestion des flux des gaz et des liquides ainsi que le chauffage, la réfrigération, l’électricité et l’énergie. Concrètement, notre rôle est de faire en sorte que les personnes qui travaillent en lien direct avec les patients et les patientes aient tout ce dont elles ont besoin au bon moment.
Quelle est la place de votre service au sein des HUG ?
Nous jouons un rôle absolument essentiel. Si quelque chose tombe en panne, c’est une bonne partie de l’hôpital qui risque d'arrêter de tourner. Ce n’est évidemment pas possible. Notre particularité, c’est de réparer, installer, entretenir sans que la machine ne s’arrête jamais. Pour vous donner un exemple, c’est comme si nous devions changer le réacteur d’un avion en plein vol ou bien la roue d’une voiture en train de circuler. Pour ce faire, nous essayons de limiter au maximum le temps d’arrêt grâce à une forte préparation en amont.
Un projet en 2021 dont vous êtes particulièrement fier ?
Le projet le plus important mené en 2021 est sans nul doute le remplacement de la citerne d'oxygène. Après 30 ans de bons et loyaux services, cette citerne de 24'000 litres, qui transforme l’oxygène liquide en oxygène gazeux distribué dans l’ensemble de l’hôpital, demandait à être remplacée. Un défi de taille, puisqu'une interruption de la distribution, ne serait-ce que de quelques minutes, était impensable et impossible. Nous avons profité d’avoir une deuxième citerne et des bombonnes d’oxygène de secours pour effectuer ce changement. Je suis fier du résultat, car tout s’est déroulé comme prévu. Personne n’a été impacté par notre opération.
Votre département a-t-il été mis sous pression par la pandémie ?
Je vais vous donner un exemple. Depuis le début de pandémie, nos équipes ont rempli plus de 23'500 bouteilles d’oxygène afin d’aider les patients et patientes en détresse respiratoire. Cela demande une logistique conséquente. Nous avons également dû aménager une nouvelle zone Covid-19 et nous assurer que les différents équipements médicaux, notamment les respirateurs, continuaient à être alimentés en électricité même en cas de coupure de courant. La réduction du nombre d’opérations chirurgicales pendant la pandémie nous a permis de procéder à des travaux de fond dans les blocs opératoires. Nous avons également adapté plusieurs zones et posé de nombreuses parois, plexis, distributeurs d’HOPIRUB, signalétiques, etc. afin de répondre aux demandes faites par notre Direction.
Quel est le moteur de votre engagement ?
Je suis passionné par la technique. J’aime que les gens n’aient pas à se demander si la lumière s’allumera au moment d’appuyer sur un interrupteur. Je tiens particulièrement à mon rôle de facilitateur. Les membres de notre institution savent que lorsqu’ils et elles m’appellent, je vais me démener pour leur donner satisfaction et faire en sorte qu’ils et elles puissent travailler dans les meilleures conditions.