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    Vincent Bouchard
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    • « Je suis fier quand d’autres hôpitaux adoptent nos solutions »
    Portrait 30 ans - Vincent Bouchard

    « Je suis fier quand d’autres hôpitaux adoptent nos solutions »

    L’ingénierie biomédicale reste une passion vivace pour Vincent Bouchard, 30 ans après ses débuts aux HUG en 1995. Au fil des ans, ce diplômé de Compiègne, près de Paris, a jalonné son parcours de réalisations d’envergure telles que l’équipement complet des dispositifs médicaux pour un service. Son regard rétrospectif éclaire une révolution majeure de l’histoire contemporaine de la santé.

    Témoin de l’industrialisation et de la technologisation croissante du monde hospitalier, le métier d’ingénieur biomédical est né dans les années 80. Il constitue aujourd’hui une interface indispensable entre l’univers des techniques – de diagnostic, de traitements et des soins – et celui des spécialités médicales de plus en plus pointues.

    Être ingénieur biomédical aux HUG, c’est…  

    Beaucoup de veille technologique sur les différents produits disponibles sur le marché. C’est le cœur de métier : guider les HUG dans le choix des équipements et dispositifs médicaux. La communication est importante aussi. Nous sommes un point de contact entre divers corps de métier : médecins, professions soignantes, architectes, spécialistes informatiques, administratrices, administrateurs, comptables, acheteurs, acheteuses, etc.

    Combien d’ingénieurs biomédicaux travaillent aux HUG ?

    Nous sommes sept au total. En plus des affaires courantes, nous gérons chacun un dossier plus conséquent à fort enjeu global : taille du parc d’équipements, durée du chantier, budget conséquent, etc. J’ai par exemple consacré six années, à 80% de mon temps, à la rénovation et réorganisation des urgences adultes. Mon plus long projet à ce jour.

    Quelles sont les évolutions majeures de l’ingénierie biomédicale des 30 dernières années ?

    Les méthodes de travail d’abord. Il y a 10 ans, les HUG ont professionnalisé la gestion et conduite de projet. La place de l’ingénieur biomédical est désormais mieux définie : c’est un expert intégré dans un organigramme structuré. Nous pouvons ainsi nous concentrer pleinement sur nos missions essentielles autour de l’instrumentation biomédicale. L’autre révolution, c’est la connectivité. Près de 60% des équipements aujourd’hui sont connectés. Dès lors, la cybersécurité devient un enjeu crucial. Et là aussi, les HUG ont engagé des personnes compétentes qui nous apportent une aide professionnelle. Enfin, le domaine réglementaire des dispositifs médicaux s’est considérablement renforcé. Souvent à la suite de scandales comme celui des prothèses mammaires. Les règlements sont de plus en plus contraignants pour les fabricants, mais également pour les hôpitaux.

    Quel sens donnez-vous à votre engagement ?

    Ma mission est de fournir aux médecins, soignants et soignantes, le meilleur matériel possible. Le plus robuste et le plus facile à utiliser. Nous devons trouver les solutions techniques qui répondent de façon optimale aux attentes et besoins de celles et ceux qui soulagent les souffrances et sauvent les vies des personnes. Cela donne du sens à notre travail. C’est pour cette raison que j’aime ce métier.

    Qu’est-ce qui vous rend fier aujourd’hui de travailler aux HUG ?  

    Quand d’autres hôpitaux, notamment français, adoptent les solutions retenues pour nos propres services. Et puis, même si nous ne travaillons pas pour être remerciés, quand des sourires illuminent des visages, parce que, grâce à nous, le travail est plus facile, cela fait plaisir. Sans oublier que nous avons la chance de collaborer avec des médecins et des scientifiques de renom international. Nous pouvons en être fiers également.  

    Avez-vous une anecdote à partager ?

    En juin 2004, l’équipement intégral du nouveau bâtiment pédiatrique avec son bloc opératoire et son service d’accueil et d’urgences est enfin achevé. Mon premier grand projet… J’y avais consacré deux années complètes. Une semaine avant l’ouverture, j’attrape une varicelle et suis cloué au lit le jour d’arrivée des premiers patients et patientes. Alors qu’en 30 ans, mes absences pour maladie se comptent sur les doigts d’une main.
     

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