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La quête de l’excellence scientifique
Nelly Duret se décrit comme un « pur produit » des HUG. Sage-femme à la Maternité, elle a rejoint l’Hôpital en 1995, après avoir obtenu son diplôme à l’École Le Bon Secours. En trois décennies, elle a traversé tous les services. Ce parcours institutionnel a constitué pour elle un véritable apprentissage de la culture des HUG, incarnée par deux valeurs essentielles à ses yeux : le service public et la médecine universitaire.
Qu’est-ce qui vous rend fière de travailler aux HUG ?
J’aime la haute qualité des soins offerts, sans discrimination, à toute la population. Elle est le fruit d’une remise en question permanente. Si j’ai souhaité être prise en photo dans l’amphithéâtre de la Maternité, c’est justement parce que ce lieu symbolise la formation continue et le désir de savoir, à la fois curiosité intellectuelle et volonté de toujours faire mieux. Pour moi, il représente l’essence même des HUG. Sans cette culture universitaire, propre aux HUG, je n’aurais pas pu me spécialiser en échographie fœtale, il y a plus de vingt ans. Cet examen est devenu un incontournable de la prévention des risques pour la mère et l’enfant. Et, aujourd’hui, il n’est plus réalisé uniquement par les médecins.
Quelle évolution dans le domaine des soins vous semble la plus marquante ?
Je dirais l’interprofessionnalité. Les métiers soignants jouissent désormais d’une meilleure reconnaissance. Nous travaillons davantage en équipe multidisciplinaire. À la Maternité en particulier, nous avons acquis plus de responsabilités et d’autonomie. Notamment depuis la création des consultations sages-femmes. Cette évolution très positive profite à toutes et à tous. Si je vois une patiente dès le début de sa grossesse, je crée des liens qui facilitent une prise en charge individualisée. J’ai aussi une notion plus précise de son niveau d’information et lui transmets des connaissances de façon plus ciblée. Il est plus facile également de détecter d’éventuelles vulnérabilités, de repérer une pathologie et solliciter le ou la médecin au meilleur moment.
Quel sens attribuez-vous aujourd’hui à votre engagement ?
Mon engagement au quotidien, je crois, va de pair avec la dimension universitaire de cette institution. Je veux faire perdurer cette culture et la capacité des HUG de s’adapter constamment non seulement aux progrès scientifiques, mais aussi aux évolutions sociétales. Aujourd’hui par exemple, la Maternité entend mieux intégrer les pères dans le processus de parentalité. C’est important pour aider le couple à devenir une famille. Nous souhaitons ainsi proposer des horaires de consultations prénatales plus facilement accessibles aux papas qui travaillent à plein temps.
Avez-vous une anecdote marquante de votre carrière à partager ?
Au tout début de mon activité, une patiente a dû accoucher en urgence à la réception de la Maternité. Je vois encore les champs stériles verts étendus autour de la maman par l’équipe de la salle d’accouchement et le papa tout affolé ! Finalement, tout s’est bien passé. Armée de connaissances solides, j’ai très bien su gérer ce stress. J’ai réalisé que si c’était nécessaire, je pouvais assurer un accouchement même dans des conditions difficiles.